
La fusion du cĆur d'un rĂ©acteur nuclĂ©aire survient lorsque les crayons de combustible nuclĂ©aire d'un rĂ©acteur nuclĂ©aire, qui contiennent l'uranium ou le plutonium ainsi que des produits de fission hautement radioactifs, commencent Ă surchauffer puis Ă fondre. Elle se produit en particulier lorsqu'un rĂ©acteur cesse d'ĂȘtre correctement refroidi. Elle est considĂ©rĂ©e comme un accident nuclĂ©aire grave en raison de la probabilitĂ© que des matiĂšres fissiles puissent alors polluer l'environnement et Ă©mettent de nombreux radioisotopes hautement radioactifs, aprĂšs avoir franchi l'enceinte de confinement.
Plusieurs fusions du cĆur se sont dĂ©jĂ produites dans des rĂ©acteurs nuclĂ©aires tant civils que militaires (voir la liste d'accidents nuclĂ©aires). Elles se sont caractĂ©risĂ©es par des dĂ©gĂąts trĂšs sĂ©rieux sur le rĂ©acteur nuclĂ©aire et les cas les plus graves (rejets radioactifs dans l'environnement) ont nĂ©cessitĂ© une Ă©vacuation de la population civile des environs. Dans la plupart des cas, il a fallu ensuite arrĂȘter dĂ©finitivement le rĂ©acteur, puis rĂ©aliser son dĂ©mantĂšlement complet.
Analyse des causes
[modifier | modifier le code]Un crayon de combustible nucléaire fond quand la température atteint une valeur supérieure à sa température de fusion. Lors de la catastrophe de Tchernobyl, cette augmentation de température a été quasi instantanée ; dans d'autres cas, elle peut prendre plusieurs heures, notamment lors de l'accident nucléaire de Three Mile Island.
La fusion du cĆur peut se produire alors que la rĂ©action en chaĂźne neutron-fission s'est terminĂ©e, car l'inertie thermique, la chaleur rĂ©siduelle (liĂ©e Ă la dĂ©sintĂ©gration des produits de fission Ă courte durĂ©e de vie) ou la chaleur d'un incendie peuvent continuer Ă chauffer le combustible bien aprĂšs l'arrĂȘt du rĂ©acteur.
Dans les rĂ©acteurs nuclĂ©aires, les crayons de combustibles prĂ©sents dans le cĆur peuvent fondre pour les raisons suivantes :
- perte de contrÎle de la pression du réfrigérant : si le réfrigérant est un gaz inerte, l'efficacité du transfert thermique peut diminuer ; si le réfrigérant est de l'eau pressurisée, il peut se former une bulle de vapeur autour d'un crayon de combustible ;
- fuite du rĂ©frigĂ©rant : le dĂ©bit du rĂ©frigĂ©rant n'est pas suffisant pour refroidir le rĂ©acteur (le rĂ©frigĂ©rant peut ĂȘtre de l'eau, un gaz inerte ou du sodium liquide). Un accident dĂ» Ă la fuite de rĂ©frigĂ©rant peut ĂȘtre Ă©troitement liĂ© Ă une « perte de contrĂŽle de la pression du rĂ©frigĂ©rant » ;
- excÚs de puissance incontrÎlé : un pic de puissance se produit soudainement au-delà des spécifications techniques du réacteur ;
- incendie autour du combustible nucléaire : cela n'est possible que dans les réacteurs conçus avec un modérateur à l'hydrogÚne ou au graphite.
La dĂ©faillance des systĂšmes d'alimentation Ă©lectrique de secours pourrait aussi conduire Ă une fusion du cĆur. Un rapport de l'autoritĂ© de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire amĂ©ricaine (NRC) rĂ©vĂšle que 50 % des scĂ©narios de fusion du cĆur proviennent d'une coupure de courant dans la centrale[1].
Sûreté des centrales
[modifier | modifier le code]Risque de perte du systÚme de refroidissement des réacteurs
[modifier | modifier le code]ImmĂ©diatement aprĂšs l'arrĂȘt des rĂ©actions de fission, un rĂ©acteur nuclĂ©aire dĂ©gage toujours environ 7 % de sa puissance thermique nominale[2], cette puissance rĂ©siduelle diminue de façon logarithmique[3]. Elle est ainsi proche de 2 % de la puissance nominale une demi heure aprĂšs l'arrĂȘt et de 1 % de la puissance nominale huit heures aprĂšs l'arrĂȘt.
Cette chaleur rĂ©siduelle est normalement â dans ce type de cas â Ă©liminĂ©e par refroidissement, au moyen des circuits auxiliaires dans lesquels l'eau est le fluide de refroidissement et dont les pompes et les systĂšmes de contrĂŽle doivent ĂȘtre alimentĂ©s en Ă©lectricitĂ©. Dans le cas de l'accident nuclĂ©aire de Fukushima, ces systĂšmes ont Ă©tĂ© endommagĂ©s et les systĂšmes de secours semblent avoir Ă©tĂ© fortement endommagĂ©s par le tremblement de terre ou noyĂ©s par le tsunami consĂ©cutif[4]. Les groupes Ă©lectrogĂšnes de secours se sont brusquement arrĂȘtĂ©s une heure plus tard.
Le rĂ©acteur ne peut plus ĂȘtre refroidi et le volume d'eau diminue, ce qui peut conduire Ă la fusion du cĆur du rĂ©acteur[5]. Le point de fusion du combustible est dâenviron 2 800 °C[6],[7] tandis que la gaine Ă base de zirconium se dĂ©tĂ©riore aux alentours de 835 °C puis, par une rĂ©action oxydante avec l'eau, rompt aux alentours de 1 250 °C[8],[6]. La fusion de la gaine survient Ă environ 1 590 °C, tempĂ©rature atteinte en quelques minutes dans un cĆur de rĂ©acteur Ă lâarrĂȘt sâil se retrouve en partie hors de lâeau[9].
Une explosion peut disperser la trĂšs forte radioactivitĂ© du cĆur sur des distances de lâordre du kilomĂštre et dĂ©truire les moyens de contrĂŽle de la centrale[5].
Il est donc jugĂ© prĂ©fĂ©rable, lors de ce type dâaccident, de laisser sâĂ©chapper la vapeur et lâhydrogĂšne accumulĂ©s dans lâenceinte, quitte Ă entraĂźner Ă lâextĂ©rieur une contamination radioactive gĂ©nĂ©ralement limitĂ©e, si des tubes de combustible ont Ă©tĂ© fissurĂ©s/fendus[6]. De mĂȘme, le refroidissement du cĆur est considĂ©rĂ© comme prioritaire, quitte Ă ce quâune faible radioactivitĂ© sorte de lâenceinte (des bassins dâĂ©pandage sont prĂ©vus pour retenir ces eaux de refroidissement potentiellement contaminĂ©es). Cette approche instaure un « mode dĂ©gradé » grĂące auquel le plus gros de la radioactivitĂ© reste Ă lâintĂ©rieur des barriĂšres de confinement.
Risque de défaut de refroidissement des piscines d'entreposage
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AprĂšs avoir Ă©tĂ© retirĂ©s du cĆur d'un rĂ©acteur les Ă©lĂ©ments combustibles usĂ©s, qui continuent de dĂ©gager de la chaleur, sont entreposĂ©s dans une piscine de dĂ©sactivation dont l'eau sert Ă la fois Ă les refroidir et Ă constituer une barriĂšre (« blindage liquide ») aux rayonnements qu'ils Ă©mettent[10]. Le niveau d'une piscine doit ĂȘtre constamment contrĂŽlĂ© et sa tempĂ©rature ne doit pas dĂ©passer 25 °C, ce qui demande un refroidissement constant[10]. Chaque piscine de 12 mĂštres de profondeur peut accueillir des matiĂšres radioactives sur 4 m de hauteur[11]. Sur le site de Fukushima Daiichi, selon TEPCO, il y avait plus de matiĂšres radioactives dans les piscines que dans les rĂ©acteurs[11]. Elles contenaient au moment de l'accident 11 125 assemblages de combustible usĂ©s (prĂšs de quatre fois la quantitĂ© de produits radioactifs contenus dans les cĆurs des six rĂ©acteurs)[11]. La piscine du rĂ©acteur no 4 (qui Ă©tait Ă l'arrĂȘt pour entretien) en contenait 1 331 assemblages en partie exposĂ©s Ă l'air[12].
Faute d'apport d'eau destinĂ©e au refroidissement d'une piscine dâentreposage du combustible usagĂ© le contenu de la piscine s'Ă©vapore (0,4 litre par seconde et par mĂ©gawatt)[13] et l'Ă©bullition cause alors l'Ă©chauffement puis l'Ă©clatement (liĂ© Ă l'oxydation) des crayons de combustible[14]. En outre, les piscines d'entreposage sont situĂ©es hors de l'enceinte de confinement rĂ©sistante des rĂ©acteurs (elles sont en situation normale confinĂ©es dynamiquement) et sont ainsi plus facilement exposĂ©es Ă l'atmosphĂšre[15].
Cette situation est potentiellement trÚs grave : si l'eau des piscines s'évapore (ce qui peut survenir aprÚs quelques jours de fonctionnement anormal), les éléments combustibles irradiés qu'elle contiennent peuvent fondre ou prendre feu, répandant leurs produits de fission directement dans l'atmosphÚre[16],[17],[11].
Dans un tel cas, les rejets radioactifs correspondants seraient bien supĂ©rieurs aux rejets survenus jusquâĂ prĂ©sent[18].
Risque sismique
[modifier | modifier le code]Les rĂ©acteurs des centrales nuclĂ©aires sont conçus pour sâarrĂȘter automatiquement dĂšs le dĂ©but de secousses importantes[19], la rĂ©action en chaĂźne qui a lieu durant le fonctionnement normal du rĂ©acteur est alors stoppĂ©e, mais les rĂ©acteurs doivent ĂȘtre refroidis pour Ă©vacuer la chaleur due Ă l'activitĂ© des produits de fission qu'il contient, qui continuent Ă se dĂ©sintĂ©grer donc Ă chauffer durant un temps pouvant atteindre plusieurs mois[20],[4].
Conséquences
[modifier | modifier le code]La perte totale du refroidissement est lâaccident majeur dimensionnant les dispositifs de sĂ©curitĂ© dâune centrale nuclĂ©aire. En effet, câest en calculant les consĂ©quences Ă©ventuelles dâun tel accident sur lâextĂ©rieur que lâon dĂ©termine si un rĂ©acteur est suffisamment sĂ»r. Les consĂ©quences dâun tel accident sont donc Ă©tudiĂ©es Ă lâavance et les rĂ©ponses Ă apporter aux diffĂ©rentes situations font partie du dossier de sĂ»retĂ© de la centrale. Pour qu'une centrale puisse rĂ©glementairement ĂȘtre autorisĂ©e Ă fonctionner, l'opĂ©rateur doit dĂ©montrer que les effets de n'importe quel accident de fusion du cĆur restent confinĂ©s Ă la centrale et n'imposent pas d'Ă©vacuer les habitants riverains[21].
Dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les consĂ©quences dâune perte de refroidissement sur un rĂ©acteur peuvent ĂȘtre :
- Dommages mécaniques
- La premiĂšre consĂ©quence est que lâeau de refroidissement sâĂ©vapore, ce qui provoque une surpression de vapeur dâeau. La pression de vapeur peut alors ĂȘtre suffisante pour endommager lâinstallation[22].
- Pollution radioactive
- La tempĂ©rature continuant de monter, les gaines (longs tubes) de combustible peuvent se fendre, libĂ©rant dans le cĆur des produits de fission[22]. Le risque est alors que ces produits de fission se rĂ©pandent dans lâatmosphĂšre avec les vapeurs produites, entraĂźnant des contaminations radioactives Ă lâextĂ©rieur.
- Le phĂ©nomĂšne peut ĂȘtre lourdement aggravĂ©, comme dans lâaccident de Tchernobyl, si un incendie entraĂźne les matiĂšres radioactives dans l'atmosphĂšre.
- Production d'hydrogĂšne et explosion chimique
- Les tubes de combustibles, quand ils ne sont plus plongĂ©s dans lâeau, chauffent Ă des tempĂ©ratures beaucoup plus Ă©levĂ©es (quelques centaines de degrĂ©s). Ă ces hautes tempĂ©ratures, le zirconium qui constitue lâenveloppe du combustible rĂ©agit avec lâeau en phase gazeuse pour former de l'oxyde de zirconium et de lâhydrogĂšne[22],[23], lequel se mĂ©lange Ă lâeau en phase gazeuse et sâaccumule dans les parties hautes du circuit primaire. La rĂ©action Zr+H2O est d'autant plus rapide que la tempĂ©rature est Ă©levĂ©e et Ă partir de 1 200 °C (tempĂ©rature atteinte uniquement si l'eau contenue dans la cuve est entiĂšrement passĂ©e en phase gazeuse) elle s'accĂ©lĂšre fortement[8]. En se combinant avec lâoxygĂšne de lâair, lâhydrogĂšne peut former un mĂ©lange explosif. Sâil est produit en trop grande quantitĂ©, lâhydrogĂšne doit ĂȘtre rejetĂ© vers l'extĂ©rieur, sous peine de voir une brĂšche ou fissure se former par lâeffet dâexplosions dans la partie la plus faible : soit de l'enceinte de confinement (Ă la suite dâun relĂąchement de fluide du circuit primaire), soit de la cuve du rĂ©acteur[24],[25].
- Fusion du cĆur
- Enfin, les Ă©lĂ©ments combustibles peuvent fondre et le corium formĂ© sâaccumuler par gravitĂ©, gĂ©nĂ©ralement dans les parties basses de la cuve du rĂ©acteur[22]. Dans la mesure oĂč la gĂ©omĂ©trie du cĆur nâest alors plus contrĂŽlĂ©e, il y a un risque dâaccident de criticitĂ© si les barres de contrĂŽle (fondues avec le reste) ne peuvent plus assurer leur fonction. Câest pour cette raison que du bore (sous forme d'acide borique) est ajoutĂ© Ă lâeau de refroidissement, pour absorber le plus de neutrons possible et diminuer ainsi la rĂ©activitĂ© du cĆur[22].
- Réaction nucléaire entretenue
- Un Ă©ventuel accident de criticitĂ© reste toujours Ă la limite de la criticitĂ©, mais ne peut pas aller au-delĂ , bien que pouvant conduire Ă une petite explosion mĂ©canique.[pas clair] Une explosion nuclĂ©aire proprement dite (du mĂȘme type que celle dâune bombe atomique) nâest physiquement pas possible dans une centrale nuclĂ©aire, parce que le corium, qui ne se dĂ©place que lentement, serait immĂ©diatement dispersĂ© par lâĂ©nergie dâune rĂ©action en chaĂźne commençante, avant dâavoir pu dĂ©gager une fraction significative de son potentiel dâĂ©nergie[26],[27].
Le scĂ©nario de l'accident de Tchernobyl avait superposĂ© plusieurs problĂšmes humains, mĂ©caniques et surtout de temps: une explosion de vapeur, lâincendie du modĂ©rateur en graphite provoquant un panache de produits de fission et de dĂ©bris radioactifs provenant du cĆur du rĂ©acteur et formant le nuage de radioactivitĂ© qui sâĂ©tait rĂ©pandu sur toute lâEurope et au-delĂ , puis la fusion du cĆur qui menaçait de s'enfoncer[28],[29] (l'incendie de graphite n'est pas possible pour les REP et les REB, dont la modĂ©ration des neutrons est assurĂ©e par de lâeau).
Cas réels
[modifier | modifier le code]- Lors de l'accident nuclĂ©aire de Fukushima Daiichi en 2011, les cĆurs des rĂ©acteurs 1, 2 et 3 fondent. En 2015, des mesures confirment que les rĂ©acteurs 1 et 2 ont complĂštement fondu[30], l'Ă©tendue rĂ©elle des dĂ©gĂąts subis par les trois rĂ©acteurs ne pourra ĂȘtre constatĂ©e que lorsque les conditions d'accĂšs le permettront.
- Catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) en 1986 : fusion complĂšte du cĆur du rĂ©acteur 4.
- Accident de Three Mile Island (Ătats-Unis) en 1979Â : confirmation six ans aprĂšs l'accident que 45Â % du cĆur a fondu[31].
- Centrale de Saint-Laurent (France) en 1969 et 1980.
- Centrale de Lucens (Suisse) en 1969.
- Chapelcross, (Dumfries and Galloway, Ăcosse, Royaume-Uni) en 1967.
- Centrale nuclĂ©aire Enrico Fermi (Ătats-Unis) en 1966.
- Laboratoire d'essais de Santa Susana (Ătats-Unis) en 1959Â ;
- EBR-I (Ătats-Unis) en 1955[32]Â ;
- NRX (Canada) en 1952[33];
- Plusieurs sous-marins soviĂ©tiques subissent une fusion du cĆur de leur rĂ©acteur nuclĂ©aire[rĂ©f. nĂ©cessaire].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- â SuĂšde cinq des dix rĂ©acteurs nuclĂ©aires sont Ă l'arrĂȘt, ActualitĂ©s News Environnement, .
- â Introduction Ă la physique du rĂ©acteur [PDF], CANTEACH.
- â Fukushima design.
- 1 2 (en) Discussion Thread â Japanese nuclear reactors and the 11 March 2011 earthquake, Bravenewclimate.com, 12 mars 2011
- 1 2 Accidents graves des rĂ©acteurs Ă eau de production dâĂ©lectricitĂ© [PDF], IRSN.
- 1 2 3 (en) Fukushima Nuclear Accident â a simple and accurate explanation, Bravenewclimate.com, 13 mars 2011
- â Thermodynamique du comportement de UO2 Ă trĂšs haute tempĂ©rature [PDF], UTBM.
- 1 2 (en) P. Kuan, D.J. Hanson et F. Odar, Managing water addition to a degraded core [PDF], 1992, p. 4.
- â Daniel Heuer, Accident de Fukushima: les questions clefs, Sciences et Avenir, 16 mars 2011. Daniel Heuer est directeur de recherche au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble (CNRS/IN2P3) et responsable du groupe Physique des rĂ©acteurs nuclĂ©aires.
- 1 2 (en) IAEA Briefing on Fukushima Nuclear Accident (2 June 2011, 18:30 UTC)
- 1 2 3 4 http://www.laradioactivite.com/fr/site/pages/Fukushima_Piscines.htm Page (provisoire, susceptible de mise à jour) d'explication des problÚmes subis par les piscines de la centrale de Fukushima aprÚs le tremblement de terre de mars 2011], par des chercheurs du CNRS et CEA (présentation)
- â Most fuel in Fukushima 4 pool undamaged, 14 avril 2011
- â Selon Daniel Heuer, physicien au CNRS et spĂ©cialiste des rĂ©acteurs nuclĂ©aires (interrogĂ© par Sciences et Avenir). 17 mars 2011 17:33 Fukushima : pourquoi les piscines ne doivent pas rester vides 16 mars 2011
- â Pas dâissue favorable pour Fukushima - ValĂ©ry LaramĂ©e de Tannenberg, Journal de l'environnement, 16 mars 2011
- â Fukushima : une piscine de stockage Ă sec ?, Reuters/Europe 1, 16 mars 2011
- â Japon: Que peut-il encore se passer Ă Fukushima? - 20 minutes, 16 mars 2011
- â En France l'Institut de radioprotection et de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire s'inquiĂšte de l'Ă©tat de la piscine d'entreposage du rĂ©acteur 4. En France, la prĂ©sence de particules radioactives dans l'atmosphĂšre ne sera pas dĂ©tectable avant une semaine, Sciences et Avenir, 16 mars 2011
- â Point de situation au 16 mars, IRSN [PDF]
- â Les craintes rĂ©currentes d'un accident nuclĂ©aire majeur au Japon - La DĂ©pĂȘche, 12 mars 2011
- â L'arrĂȘt du rĂ©acteur - Laradioactivite.com
- â Safety of Nuclear Power Reactors, World Nuclear Association.
- 1 2 3 4 5 Jacques LIBMANN , SĂ»retĂ© des rĂ©acteurs français en service, Techniques de lâIngĂ©nieur, traitĂ© GĂ©nie nuclĂ©aire.
- â FAQ IRSN du 14/03/11
- â "Neuf heures et cinquante minutes aprĂšs le dĂ©but de lâaccident, une explosion localisĂ©e dâenviron 320 kg dâhydrogĂšne provoqua un pic de pression de 2 bars environ dans le bĂątiment du rĂ©acteur, sans provoquer de dĂ©gĂąts particuliers." - Accident de Three Mile Island (USA) 1979 - IRSN - FĂ©vrier 2013
- â « LâĂ©tat des rĂ©acteurs 1 Ă 3 reste trĂšs prĂ©occupant. La prĂ©sence dâeau contaminĂ©e dans les bĂątiments turbine des 3 unitĂ©s met en Ă©vidence que des fuites importantes de lâeau contenue initialement dans la cuve du rĂ©acteur ont lieu. Ce constat confirme notamment les suspicions dâinĂ©tanchĂ©itĂ© des enceintes ou des circuits de refroidissement des rĂ©acteurs no 2 et 3. » (I RSN, point de situation du 29 mars 2011 Ă 12h00)
- â SynthĂšse du rapport de lâIRSN sur le thĂšme des accidents graves susceptibles de survenir sur les rĂ©acteurs nuclĂ©aires Ă eau sous pression du parc en exploitation, Institut de radioprotection et de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire, , 8 p. (lire en ligne [PDF]).
- â transport de particules en milieu stochastique, application au calcul de rĂ©activitĂ© d'un corium, thĂšse de doctorat, Lausanne, 1995
- â Accident de Tchernobyl: quelques repĂšres sur le sujet, CEA
- â « Question Ă©crite P-1486/06 posĂ©e par Rebecca Harms (Verts/ALE) Ă la Commission europĂ©enne / Objet: ConsĂ©quences au sein de l'Union europĂ©enne de l'accident nuclĂ©aire survenu Ă Tchernobyl en 1986 » (en ligne [PDF]).
- â « A la recherche des cĆurs perdus des rĂ©acteurs nuclĂ©aires de Fukushima », Le Monde, (consultĂ© le ).
- â « Three Mile Island (Ătats-Unis) 1979 », Institut de radioprotection et de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire.
- â First Unintended Nuclear Meltdown: Idaho Falls 1655 â Experimental Breeder Reactor 1.
- â RĂ©acteur national de recherche expĂ©rimental, Canadian Nuclear Association.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Accidents graves des rĂ©acteurs Ă eau de production dâĂ©lectricité » [PDF] (document de rĂ©fĂ©rence), IRSN.
- Formation d'Ă©valuateur d'accident grave de fusion du cĆur par l'IRSN
- Partial Fuel Meltdown Events
- Critical Hour: Three Mile Island, The Nuclear Legacy, And National Security Online book by Albert J. Fritsch, Arthur H. Purcell, and Mary Byrd Davis (2005)
- Contribution des essais en matériaux prototypiques sur la plate-forme PLINIUS à l'étude des accidents graves de réacteurs nucléaires (2008)